| PODCAST 43 + INTERVIEW : VILLANOVA |
| Podcast |
| Écrit par Benjamin Alliguié |
| Mercredi, 02 Mai 2012 00:00 |
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La scène Deep française peut compter sur un nouveau duo. Adrien et Marc Antoine, ou Villanova sur scène, nous séduisent immédiatement avec leur premier EP sur Denote Records. Interview et mix exclusif pour Gouru !
"- On dit qu'il existe une anecdote assez spéciale autour de votre rencontre. Dites-nous tout ? Adrien : La première fois qu'on s'est vu c'était en soirée en 2009. Je mixais, tout se passait bien et puis j'ai vu débarquer Marco dans la cabine, il s'est approché de moi, j'ai compris qu'il voulait me dire quelque chose, je me suis approché et là il m'a simplement vomi sur les chaussures. Marc Antoine : Des Dior… vernies - D'où vient votre nom de scène ? A : Villanova est le nom de mon arrière grand mère. Elle venait d'un minuscule village en Corse qui s'appelle Arro. Elle m'a toujours soutenu dans mes choix que ce soit quand j'ai arrêté mon école de commerce ou quand j'ai commencé à me faire tatouer sérieusement, l’important disait-t-elle c'est d'y trouver son bonheur. C'est son nom qui est venu naturellement, je n'en voulais aucun autre pour un premier projet. M A : C'est une histoire qui m'a touché. Je n'ai pas cherché une seconde à trouver un autre nom. Bon là en ce moment sur quelques plateformes de téléchargement on se retrouve avec un autre Villanova, un portugais vraisemblablement qui fait de l'électro bien daubée mais on va trouver une solution. - Vous avez tous les deux un background musical différent. Comment expliquez-vous cette alchimie ? A : Je ne me suis jamais posé la question… mais je pense que le fait d'avoir le même âge ou presque nous rapproche même si notre éducation musicale a été différente. On a grandi avec les mêmes modes de courants musicaux. Par exemple en 2002 on a chacun été très marqué par l'album de Metro Area. J'avais ripé le vinyle à l'arrache avec la mk2 de mon grand frère et je l'écoutais partout, tout le temps, avec mon lecteur mini disc. A l'époque tous mes potes à l'école étaient dans le délire RnB US Ashanti, Nelly, Usher et quelques-uns écoutaient Daft Punk mais personne ne comprenait ce que je pouvais trouver a cette musique. M A : C'est exactement pareil pour moi. Je faisais écouter ça à mes amis en leur disant "Mais bordel, écoute, c'est du génie!". Sans succès. Alors même si j'ai emprunté une voix jazz après je suis toujours resté attentif à ce qui se passait ailleurs. Ce qui fait que ça fonctionne aujourd’hui entre Adrien et moi c'est qu'on a bien digéré ces dix dernières années de musique électronique peu importe ce qu'on ait fait chacun de notre côté. - Vous sortez votre premier EP sur Denote Records. Comment abordez-vous cette première sortie ? Le pas a-t-il été difficile à franchir ? A : Notre signature sur Denote Records s'est faite par hasard. On est allé faire masteriser "Phenomenon" au studio Colorsound. Il se trouve que le boss du studio, David Hachour, est également le fondateur de Denote Records. Il avait plus ou moins ralenti les activités du label pour se concentrer sur le studio de mastering mais à l'écoute du titre il nous a demandé si on avait d'autres morceaux à lui faire écouter et au final on a sorti "Mothafunk Ep" avec quatre titres originaux. On ne s'est pas trop posé de questions et on l'a fait au feeling. Pour la petite histoire David avait signé le tubesque "Key Of Love" du duo Sleaz en 2002 qui fut mon autre coup de cœur cette année-là avec Metro Area et un de mes premiers vinyles. Je trouve ça assez symbolique de signer notre premier projet avec lui. M A : On a de très bons feedbacks sur chacun des quatre morceaux…Je pense que pour un premier Ep les choses commencent bien. Hier on a reçu un mail de Lee Foss qui nous disait "Les mecs regardez cette video, ca va être cool pour vous, bravo" et là on le voit lui et Jamie Jones sur un bateau à Miami, coucher de soleil, en train de jouer notre morceau "Take You" avec une réaction des gens mortelle et surtout des centaines de commentaires qui demandent le nom du titre, certains allant même jusqu'à parier que c'est la prochaine sortie Hot Creations mais non c'est sur Denote records ! - Que raconte cet EP ? A : Je crois qu'a l'écoute de l'Ep les gens vont comprendre les différents côté de la house qu'on aime. Qu'elle soit deep avec "Phenomenon" minimale avec "Never Same" disco avec "Mothafunk" ou plus club avec "Take You". En tant que dj je ne me suis jamais limité à un style de musique et je voulais garder cet état d'esprit en enfilant la casquette de producteur. Au final les morceaux de l'Ep sont joués par des DJs extrêmement différents, ça va de Ivan Smagghe à Maceo Plex en passant par Agoria et jozif !On peut les entendre passer sur France Inter mais aussi dans l'émission de Jori Hulkonen! On garde néanmoins des éléments récurrents dans chacun des quatre morceaux telle que la basse omniprésente les sons particuliers de nos synthés analogiques et des sets de toms dans tous les sens. Quand on a bouclé le Ep j'ai évidemment pensé à mon arrière grand mère et sa petite phrase que je vous ai rapporté plus haut "l'important c'est d'y trouver son bonheur". M A : On a voulu dès le départ montrer aux gens différentes facettes de notre musique qu'ils auront l'occasion de suivre tout au long de nos prochains maxis. On aurait très bien pu faire une sortie deux titres avec un gros nom aux commandes d'un remix. Mais c'est pas très original. C’est une prise de risque qui a été remarquée notamment par les journalistes de Trax et ceux d'Ibiza Voice qui nous ont gratifiés d'un joli 8/10 dans leur dernière review. - De la suite dans les idées ? A : Un nouvel Ep à paraitre avant cet été sur lequel on bosse en ce moment. M A : On est dans un esprit club en ce moment mais on a pas dit tube de l'été attention! Ensuite niveau management on est pris sous l'aile bienveillante de Fanny Briet qui est une fille bien connue de la scène house deep house pour son travail de RP/Event manager au sein de "La funny vie en rouge" et de la "Concrete Souls Agency". Elle a décidé de monter sa propre agence et on est très excités de commencer ça avec elle. J'aimerais aussi qu'on se colle à l'exercice du remix. Le seul qu'on est fait pour le fun est le "Hot Mess" de Chromeo, on l'a mis tel quel sur notre soundcloud, sans mastering rien et l'autre jour on a appris que Luciano l'avait joué ! - Vos gourous ? il n'y a qu'un gourou c'est Jean Pierre Marielle"
Dates à venir : LIENS : Villanova |
















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