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A l'occasion de la sortie de son ep 'Parts Unknown' sur Autochtone Records, nous recevons Chris Hreno. Collaborateur invétéré de The Mole, ce Montréalais d'origine travaille sortie après après sortie à s'affranchir de toute étiquette stylistique.

 

- Comme beaucoup d'artistes, tu as décidé d'emménager à Berlin. Concrètement, qu'est-ce que cela a changé pour toi ?
J'imagine que ça m'a amené plus au centre de l'action. J'étais beaucoup plus en retrait, donc ça m'a aidé à me révéler. Je suis vraiment content maintenant d'avoir pris cette décision.
Ca me rappelle d'ailleurs une vidéo que mon ami Koen m'a envoyée pour mon anniversaire :

 

 

- Tu es très proche de The Mole. Comment vous êtes-vous rencontré et qu'est-ce que tu aimes dans le fait de travailelr avec lui ? 
J'ai rencontré Mr. Colin dans les années 90, chez mon ami Bob et au record shop de Deana à Vancouver, "Hush records". On a commencé a discuter et après quelques heures, on était chez moi en train de faire de la musique. Il avait son matos dans le coffre d'une Hyundia Pony qui ne fermait pas à clef. On devait la garer en hauteur dans une pente à coté de chez moi parce qu'elle ne pouvait démarrer qu'à la poussette (quand on la fait rouler et qu'on engage une vitesse parce que le démarreur ne fonctionne pas)
Donc on a trainé le matos et commencé a faire de la musique. Et on a jamais arrêté depuis. C'est facile pour nous de travailler ensemble. C'est quelque chose de difficile à trouver.
 
 
- On peut vraiment dire que tu navigues à travers les styles facilement. Comment définirais-tu ta musique ?
J'aime les brouiller les pistes, surtout quand il s'agit de définir la musique. La bonne musique est la bonne musique pour moi. Pourtant, j'ai toujours aimé des termes comme "heavy métal" ; j'ai lu qu'un journaliste avait inventé le terme heavy métal après avoir entendu jouer Jimmy Hendrix. Il a dit que le son de Jimmy sonnait comme du "métal lourd."
 
 
- Ta sortie sur Autochtone, comme beaucoup de tes morceaux, à quelque chose de très narratif. Quel genre d'histoire 'Parts Unknown' pourrait nous raconter ? 
C'est définitivement une longue histoire. Un des morceaux date de 2005, un autre de 2006 et un de 2013. Mis à part ça, l'histoire parle d'un lutteur qui vient de "parts unknown". Il va à la campagne, et il rencontre un petit écureuil abandonné sur l'autoroute. Il le sauve et ensuite ils vagabondent ensemble en refaisant le monde et en buvant de la bière.
 
 
- Cette nouvelle sortie est très différente de ce que tu as pu faire avant. As-tu changé quelque chose dans ta façon de produire ? Ou est-ce juste un nouveau périple ?
Oui je pense que ma musique change en permanence. Mais il y a toujours une sorte de cohérence qui tient tout ensemble et qui me donne une touche. J'aime avoir mon son, même si je m'étale sur plusieurs genres.
 
 
- Ton son justement, sonne très brut. Avec quoi travailles-tu ? 
J'utilise une série essentiellement d'anciens synthés analogiques. Il y a plein de 303, de 606, de Juno 106 et de dp4 sur cet ep donc on peut dire que je suis un genre de Roland addict.
 
 
- Des nouveaux projets ou collaborations sont en cours ? 
Oui, je suis très enthousiaste concernant un prochain album en collaboration avec The Mole et Mathew Jonson qui va bientôt sortir. J'en suis vraiment fier.
Je travaille aussi sur quelque chose de nouveau pour Meander qui devrait sortir en début d'année et en parallèle je suis entrain de finir mon album solo qui est PRESQUE TERMINE !

LIENS

Hreno
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RA

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